• Chantale Belhumeur

La vie dehors

J’ai réalisé tard dans ma vie que j’avais le syndrome de dépression saisonnière aussi nommé TAS pour trouble affectif saisonnier. En fait, je l’ai réalisé quand j’ai commencé à étudier en santé et j’ai compris combien tout nous affecte, combien tout est relié.


A tous les printemps, je déprimais. Oh ! pas que ça paraissait beaucoup, mais assez pour que moi j’aies un mal-être qui finissait par se résorber en juillet. Pourquoi donc ? Parce que je n’étais pas faite pour le bureau. Le 9 à 5, je pouvais le tolérer l’hiver mais l’été, tout ce que je voulais c’était vivre dehors.


Est-ce que ça vous parle ?


J’ai donc fait pour que cela change. Ça été un processus de plusieurs années, j'ai eu peur, mais aujourd’hui, j’ai changé de vie et là maintenant, je peux écrire ce texte à 15h00 bien assise sur ma chaise longue au soleil.


Voilà ce qui me trottait dans la tête lorsque je courais mon 25km en single track (sentier étroit) dimanche dernier (10 juin) … ma vie dehors.


Cette course 5 Peaks Orford est l’une des plus difficiles. C’est une course de 25km ou 50km à 98% single track et avec du dénivelé incroyable. Nous traversons le parc au grand complet avec toutes les Crêtes et les montagnes.


C’est difficile mais immensément stimulant, comme de changer sa vie. Ça fait peur, ça fait même mal en dedans, mais une fois dans l’action, parce qu’on est préparé, parce qu’on rencontre les bonnes personnes, on y arrive. Même si une course se termine, elle n’est jamais tout à fait terminée … parce qu’il y en aura d’autres. C’est viscéral, on veut y retourner sinon on déprime.


Se mettre en action dans quelque chose qui nous passionne, c’est la même chose, on veut y retourner, sinon on déprime.


Je vous souhaite d’avoir le « guts » de changer votre vie si vous n’aimez pas ce que vous faites. Il n’y a pas de meilleur moment que maintenant. Le bonheur, c’est vivre SA vie et vivre SA vie, c'est une grande partie de vivre EN santé.




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