• Chantale Belhumeur

La terre dénigrée


Avez-vous remarqué comme il est facile de dénigrer quelqu'un ou quelque chose ?  

Il nous semble parfois que celui ou celle qui parle le plus fort devrait nécessairement avoir raison. En tout cas, il a certainement "sa" raison.


Il m'arrive de me demander : "Mais quelle est donc sa raison pour entrer dans une si grande colère ou objection."  La colère, l'objection démesurée ou la certitude d'avoir raison ne vient-elle pas justement de la méconnaissance et de la peur ? 


Je ne sais pas, je vous pose la question.


N'est-on pas d'accord que la terre, nos sols sont terriblement dénaturés et trop exploités?


N'est-on pas d'accord qu'il y a surutilisation d'herbicides, pesticides et plus autres substances chimiques?


N'est-on pas d'accord que la pollution affecte non seulement nos poumons, mais notre corps tout entier?


N'est-on pas d'accord que l'eau que nous buvons doit être traitée de plus en plus?

N'est-on pas d'accord que nos aliments ont perdu de leurs nutriments?

N'est-on pas d'accord que nous vivons plus vieux, mais sommes malades trop longtemps?


N'est-on pas d'accord qu'il y a de plus en plus de maladies graves dégénératives?

Je ne sais plus, je pose les questions.


Quand les études prouvent que, depuis les années '40, nos pommes de terres ont perdus près de 60% de leur teneur en vitamine C et en fer, plus de 25% en calcium, plus de 50% en B2 et 20% en B3;


Quand les études nous disent que nous devons aujourd'hui manger huit oranges pour avoir le rapport de nutriments d'une seule orange que nos grands-parents mangeaient;

Quand nous savons que le traitement des viandes diminue de 70% leur teneur en B6;

Quand nous savons tout ce que nous savons ... 


Est-ce que certains d'entre nous sont à ce point aveugles de tous ces constats pour dire, assurer et redire que nous n'avons pas besoin de supplémentations pour nourrir notre corps et nos cellules.


Nous mangeons plus que nos grands-parents, nous sommes obèses et pourtant notre corps, nos cellules meurent de faim.  La terre ne peut plus nourrir ces enfants.  Elle est malade et comme nous en faisons partie, nous la suivons dans sa descente.


Nos grands-parents vivaient moins longtemps que nous, mais mourraient moins longtemps que nous. La science de la médecine a fait de grands pas pour allonger notre espérance de vie et il faut la remercier.  C'est vrai, donnons à César ce qui lui revient, la médecine a fait et fait encore beaucoup. Sauf que nous vivons plus longtemps et nous sommes malades plus longtemps.  Nos enfants vivront plus longtemps que nous et mourront probablement encore plus longtemps que nous.


Même qu'à voir l'état de santé de jeunes adultes, nous devrions nous demander si nous ne seront pas la génération qui enterrera ses enfants.  C'est triste.


La terre est attaquée, elle est dénigrée.  On la met à mal et on nous dit qu'elle va bien, qu'elle continue de nous nourrir.  


Pour moi, ce n'est pas seulement attaquer la santé et l'intelligence des gens, c'est aussi dénigrer la terre que de dire qu'elle nous nourrit. 


Mais ! Ce n'est pas que notre belle bleue ne veut pas nous nourrir adéquatement, c'est parce qu'elle ne peut plus nous nourrir adéquatement parce que nous choississons les pesticides, la pollution, la surexploitation et l'argent au profit de notre santé et de celle de la terre. 


Avec tous les constats que nous pouvons faire, pour moi, il y en a un de certain, notre assiette, comme nos sols, est pauvre; très pauvre et ne contient plus les nutriments essentiels à ma santé.


Alors ne me dites pas que la supplémentation n'est pas nécessaire pour mon corps, mon coeur, mon cerveau et mes cellules.  S'il-vous-plait, ne me dites pas ça, car je voudrais vraiment, pour moi et mes enfants, vivre longtemps et mourir simplement.

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